Sur les traces d’Alphonse Dianou

« Après le très remarqué De nos frères blessés, Joseph Andras signe ici son grand retour. Trente ans après le massacre d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, voilà un livre qui interroge notre histoire coloniale. Une écriture et un style remarquables ! » Clémence

Le mot de l’éditeur

En avril-mai 1988, l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, menée par un groupe d’indépendantistes s’est soldée par une intervention militaire et un bilan de vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak. Parmi les victimes, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, musicien, ancien sémina­riste se destinant à la prêtrise, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libé­ration nationale kanak et socialiste).
Terroriste ou martyr ? Français ou “barbare” kanak ? Pacifiste ou assassin ? Chrétien ou communiste ? Le personnage – avec ses légendes contradictoires et paradoxales – a longtemps intrigué Joseph Andras, qui est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du xxe siècle.
Portrait d’un homme complexe et passionnant, ce livre est également journal de voyage dans un archipel méconnu et délaissé, récit de rencontres et d’échanges, reconstitution documentée d’un épisode sanglant de l’histoire récente, réflexion sur les vestiges de l’empire français. Le tout dans un style à la fois tranchant et lyrique, avec un engagement ardent, une curiosité patiente et attentive, qui sont la marque des écrits de Joseph Andras.

L’auteur

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Portrait © Rezvan S.

 

 

Né en 1984, Joseph Andras vit en Normandie. Il est l’auteur d’un premier roman très remarqué : De nos frères blessés (2016) et d’un texte poétique S’il ne restait qu’un chien (2017).

 

 

Dans la presse

Jean-Emmanuel Ducoin, L’Humanité

« Portrait en compassion et en compréhension d’un homme complexe et fascinant ; journal de voyage dans les entrelacements terre-mer d’un archipel méconnu et délaissé ; récit de rencontres et d’échanges nourris ; reconstitution référencée d’un épisode sanglant sujet à de folles interprétations ; réflexion sur les vestiges coloniaux de l’empire français. Tout cela pour, écrit-il, « battre en brèche la comédie de l’objectivité : la moindre des politesses ». »   Les plus audacieux qualificatifs seraient insuffisants pour traduire ce qui, dans ce texte, nous chavire, nous embarque, nous crucifie par sa quête « de la » vérité. Un livre éblouissant.  »

 

Antoine Perraud, Médiapart

« Avec Kanaky, récit poétique et politique, sensible et incarné, Joseph Andras offre le Tombeau d’Alphonse Dianou (1959-1988), martyr de la grotte d’Ouvéa. Toutefois, il est une réussite unique de Kanaky dans la polyphonie des témoignages affectifs ou politiques, ainsi que dans la vigueur de chapitres factuels acérés qui s’intercalent pour relater l’assaut d’Ouvéa en préparation. (…) Kanaky n’est pas précisément un reportage ni une enquête, mais une intrusion sensible, où tout se mélange et se rejoint  »

 

Alain Dreyfus, Le Nouveau Magazine Littéraire

« Joseph Andras est un redresseur de torts.  »

Baptiste Liger, Lire

« Plus qu’un simple hommage à une identité culturelle, Kanaky raconte aussi « à travers la trajectoire d’un individu, une lutte collective aux racines fort anciennes », tout en cherchant – selon les mots de I’écrivain – à « resserrer ne serait-ce que d’un fil, les mémoires de nos deux terres, leur Kanaky blessée et ma France oublieuse. »  »

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