Octave Mirbeau appelle à la grève des électeurs samedi 1er avril au Chat Pitre

Samedi 1er avril, vous êtes conviés au Chat Pitre de Fécamp pour assister à une lecture de « La grève des électeurs » par la Compagnie W, d’après un texte d’Octave Mirbeau. Vous avez le choix entre quatre horaires : 11h, 12h, 15h et 16h. Participation libre. Environ 15 minutes.

Normand il l’est mais oublié de la mémoire collective, très loin de l’aura de Maupassant et de Flaubert… Sulfureux et pourfendeur de l’injustice, il l’est sans aucun doute, ce qui lui vaut certainement un déficit de notoriété dans le panthéon des hommes de lettres du XIXe. Le Journal d’une femme de chambre, adapté au cinéma par Luis Buñuel et plus récemment par Benoît Jacquot, demeure, avec peut-être la pièce Les Affaires sont les affaires, son oeuvre phare aux yeux du grand public. Mais la plume d’Octave Mirbeau ne s’arrête pas là comme le prouve sa carrière prolifique : il publie près de 1 400 articles dans une quarantaine de journaux et revues ( L’Humanité, Les Temps nouveaux mais aussi Le Figaro, Le Journal ou Le Matin…). Nous fêtons cette année le centième anniversaire de sa mort.

La grève des électeurs d’Octave Mirbeau, 3.10 euros

Mirbeaupourweb

Le texte :

grevepourweb

Extrait :

« Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. » Octave Mirbeau

Le mot de l’éditeur :

« Un tel manifeste en faveur de l’abstention serait aujourd’hui impensable. Pour autant, il ne cherche point à favoriser le désengagement mais à dénoncer la mystification du système électoral qui pare de la légitimité du vote les extorsions des puissants. Selon Mirbeau, les institutions demandent à l’électeur son aval pour l’abêtir. Or, Mirbeau le prend à partie sur l’absurdité de sa contribution au grotesque spectacle de sa quête aux suffrages. Avec humour et dérision, il attente à la respectabilité des institutions, dénonce «la protection aux grands, l’écrasement aux petits». Sans visée utopique, cette critique radicale nous lègue les armes capables de nous défaire du conditionnement qui annihile le plus faible ; une vision juste, qui nous dérange encore plus de 120 ans plus tard ! »

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