Mon ami revenu

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« Dix ans. Dix ans que j’admire cet écrivain formidable. Trois ans. Trois ans qu’après son dernier roman en solo j’attendais avec impatience une nouvelle publication. Et quand j’ai vu arriver il y a quelques semaines un roman pour adultes, que j’ai découvert fébrilement son résumé, j’ai, et c’est dur à avouer, ressenti une petite pointe d’appréhension.

Mais je l’ai lu, bien évidemment, avec émotion et hâte. Et le premier mot à m’être venu aux lèvres après ma lecture a été… Merci.

Merci Monsieur Mourlevat, pour ce talent que vous possédez de nous raconter des Histoires, de celles où chaque mot faire naître une image implacable de clarté. Merci d’avoir comme toujours mis votre cœur dans ce récit, en apparence simple mais ô combien travaillé. Merci d’avoir fait vivre pour nous ces personnages attachants en diable, de nous avoir offert cette tranche de vie.

Avec un scénario bien plus subtil qu’il n’y paraît, ce roman s’impose comme un coup de cœur, un de ceux dont on ne voudrait jamais voir arriver la fin, un de ceux que l’on savoure en découvrant toutes ses implications.

Cinq personnages forts, cinq destins, qui se croisent, se perdent se retrouvent, s’aiment, cinquante ans durant. Ces personnages nous sont présentés à l’occasion de leurs retrouvailles, et chaque récit possède cette saveur bien particulière qui parlera à chacun d’entre nous. Celle des voyages en stop entre copains, celle d’un mur d’internat fait en douce la nuit, celle des flippers et des amourettes, des premières bières et des premières larmes. La saveur douce-amère d’une époque révolue, d’un temps heureux dont on se souvient avec tendresse. Ce roman évoque, comme autant de coups de pinceaux sur une toile, des émotions sincères, simples, mais vraies : la chaleur d’une famille, les amitiés indéfectibles, les amours impossibles, mais aussi, la honte parfois, la tristesse, le doute. J’ai pu lire çà et là que ce récit était nostalgique. Je ne pense pas qu’il le soit. Un récit humain, beau et lumineux, parfois plus sombre, à l’image de la vie tout simplement.

Voilà. C’est ça que Monsieur Mourlevat nous offre aujourd’hui. Un roman sur la vie, aussi superbe que cruelle. Un roman qui va vous chuchoter à l’oreille « La vie compte. Prenez-en soin. »
Alors merci, Monsieur Mourlevat. » Camille Jeandet

Mes amis devenus, Jean-Claude Mourlevat, Fleuve éditions, tout public 17.90 euros

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